Naissance : Ajouté le 5/5/2008 à 08:44 AM

Il attendait là, que la porte s'ouvre, Il ne bougeait d'un pouce, malgré le déluge.
« Qu'attends tu ? Il faut que tu te couvres Au moins, prendre sous le toit refuge.» Suggère une voix venue de nulle part.
« Je ne vois rien, je ne sais où je suis, Je ne sais d'ailleurs ce que j'attends.» Répond il sans connaître encore son espoir.
« As tu au moins un coeur ? Es tu bien vivant ? Qu'est-ce que tu ressens en cet instant ? » Questionne autre voix qui semble réponse avoir.
« Je... Je... j'ai l'impression de voir sans voir, Des beautés, des immondices, tout pleins d'histoires... Je... Je me sens immobile, hors de tout, Et dans tout, j'entends les bonds d'un coeur, De mon coeur qui s'emballe comme un fou, Je suis là, à attendre qu'arrive la lumière, Que s'ouvre une porte comme s'ouvre une fleur, Je sens un tapis d'étoile, un éclat de diamant, Une aube chatoyante, j'entend une mélodie d'univers Que des cieux je n'ai pour autant en corps foulé ».
« Pourquoi souffles tu ? Oh, tu perds du sang, Vite ! Passe la porte, elle s'entrouvre, allez !» Presse une voix de plus en plus inaudible, perdue Dans un brouhaha, un amas de paroles qui passent dessus.
« Ce n'est pas moi, je... où cela mène t'il ? Oh !... »
Il attendait là... puis tout s'est accéléré... les eaux Ont remué sans qu'il n'ai eu à agir, vers la porte Il s'est infiltré, il sentit les écrins, de tel sorte Qu'il pu suivre le chemin, et ouvrir ses bras en faim Au souffle libre... sentant son âme mise à nue, il se mit A gémir. Un murmure vint le rassurer, des mains Le bercèrent, calmèrent sa douleur, mélangé à une joie, La joie de voir, de bondir, d'être enfin dans la vie, Celle d'un fleuve fait de rêves, jonchée de bien des émois...
Pascal Lamachère...

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J’ai senti le parfum rose des bougainvilliers Parfum de paix, de réconciliation des hommes, Qui entrent dans l’ère pacifique par milliers, Recouvrant splendidement sang et épées de chaume !
J’ai survolé l’humanité poignardée, ensanglantée, Fleuve démoniaque, dévastateur de foyers, Fleuve de désespoir fuyant à pas lents l’amitié, Où se retrouvent hommes, femmes et enfants noyés.
J’ai oui le doux cri du joyeux colibri, Qui voyage dans les contrées de Belzébuth, Inspirant l’amour, l’amitié à ses petits ; Chant que les hommes à présent réfutent.
Je le suivrai volontiers dans mes pensées, Pour effacer tant de haine et de sang versés ; Je l’embellirai de douces et luisantes roses Qu’un nuage de paix et d’amour arrose !
Blacksoldier...

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Jardin du mois de mai : Ajouté le 1/5/2008 à 08:53 AM

Comme il fait doux.Le vent s'est endormi.
Déjà,la brume vient danser après la pluie
Une hirondelle bleue écrit des mots d'amour dans le ciel
Et je pense aux beaux jours.
Jardin du mois de mai,où êtes-vous ce soir ?
Jardin fleuri,nous coeurs se sont aimés
Par une nuit de tendre espoir.
Jardin du souvenir,mon premier rendez-vous
Désir charmant et soudain fou.
Tout tourne autour de nous.
Depuis,j'ai voyagé là-haut souvent dans de beaux nuages,
Changeant d'amour comme l'oiseau change de paysage...
Mais rien n'a pu changer au jardin de mon coeur.
Mon seul amour y dort vivant et nu comme une belle fleur.
Je vous écris de loin,d'un pays merveilleux
Où les choses vous parlent quand on ferme les yeux.
La chambre que j'habite est chambre de voleur
Car j'abrite la vie,le temps,les heures...
Jardin du mois de mai,vous êtes là ce soir,
Jardin fleuri où nos coeurs vont s'aimer
Dans l'ombre ardente du ciel noir.
Tes bras qui vont s'ouvrir,je les caresse encore.
Comme autrefois ta bouche est près de moi
Je sens vibrer ton corps.
Depuis,j'ai voyagé là-haut souvent dans de beaux nuages,
Changeant d'amour comme l'oiseau change de paysage...
Mais rien n'a pu changer au jardin de mon coeur.
Mon seul amour y dort vivant et nu comme une belle fleur.
Charles Trenet...

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Amitié et fraternité : Ajouté le 29/4/2008 à 10:36 AM

Peut-on être amis sans Amour donner ? Faut-il être amants sans vraiment s’aimer ? Tous les humains ne sont-ils destinés A donner leur Ame par Fraternité ?
L’Amitié semble un peu restrictive, Réservée, comptée et trop exclusive. La Fraternité est caritative, Inconditionnelle et évolutive.
Pourquoi faudrait-il limiter l’Amour, Qui tend à donner encore et toujours, Ce qui est précieux et gît nuit et jour Au fond de son cœur, plus grand qu’une tour ?
Alors ouvrons-le, ce coeur merveilleux ! Pour remplir nos vies d’Amour et de voeux, Pour trouver la paix sur terre grâce aux cieux, Devenons amis, frères et heureux !
Evalys...

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L'amour caché : Ajouté le 27/4/2008 à 09:41 AM

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Hélas! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés et pourtant solitaire ; Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle suit son chemin, distraite et sans entendre Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.
A l'austère devoir pieusement fidèle, Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle : " Quelle est donc cette femme ? " Et ne comprendra pas !
Félix Arvers...

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