Dormir debout : Ajouté le 11/5/2008 à 09:25 AM

L'homme qui pouvait sauver l'amour est parti sans laisser d'adresse Quelque part au ciel ? J'attend des nouvelles… Mais les étoiles sont floues J'ai dû dormir debout ! Dormir debout… Le diable est partout : Dans les mauvaises fables, dans les vents des sables …
L'homme qui pouvait sauver l'amour est parti sans laisser d'adresse, Au ciel quelque part ? Difficile à voir, Quand tu es K.O. debout ! C'est une histoire de fous…
Des millions de lumières accrochées aux barrières de ce temps qui gâche tout, Sont comme des signaux qui lui disent : Y a déjà des rivières au milieu des déserts et des champs de cailloux Et qu'on lui garde surtout sa place au milieu de nous
J'ai dû dormir debout, pas un mot, pas un geste … Mais les étoiles sont floues…
Francis cabrel...

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Peintre au lilas rêveurs : Ajouté le 7/5/2008 à 08:11 AM

Aux premières lueurs du jour, À l'aube évanescente, Ses pas dans le jardin, L'amenèrent au bonjour Des fleurs scintillantes.
D'âme rêveuse, ses mains Effleurèrent le violet Des lilas, qu'il finit Par cueillir pour bouquet, Pour composer vase fleuri.
Il le déposera à sa fenêtre, Avant de l'offrir à son amie, A sa muse, en gardera trace En faisant sur toile naître Chaque nuance, tout ravi.
Passant l'instant fugace, Où des couleurs surgit L'émotion, du vert espoir Au blanc du pur amour, Capture sera sur reposoir.
Le peintre aux lilas rêveurs Donnant du volume, des atours, Pourra ainsi oeuvre admirer, Au sein d'un cadre, le cœur En marge de la cour illuminée
Car les rêves se dégustent À l'ombre de nos bustes.
Anonyme...

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Naissance : Ajouté le 5/5/2008 à 08:44 AM

Il attendait là, que la porte s'ouvre, Il ne bougeait d'un pouce, malgré le déluge.
« Qu'attends tu ? Il faut que tu te couvres Au moins, prendre sous le toit refuge.» Suggère une voix venue de nulle part.
« Je ne vois rien, je ne sais où je suis, Je ne sais d'ailleurs ce que j'attends.» Répond il sans connaître encore son espoir.
« As tu au moins un coeur ? Es tu bien vivant ? Qu'est-ce que tu ressens en cet instant ? » Questionne autre voix qui semble réponse avoir.
« Je... Je... j'ai l'impression de voir sans voir, Des beautés, des immondices, tout pleins d'histoires... Je... Je me sens immobile, hors de tout, Et dans tout, j'entends les bonds d'un coeur, De mon coeur qui s'emballe comme un fou, Je suis là, à attendre qu'arrive la lumière, Que s'ouvre une porte comme s'ouvre une fleur, Je sens un tapis d'étoile, un éclat de diamant, Une aube chatoyante, j'entend une mélodie d'univers Que des cieux je n'ai pour autant en corps foulé ».
« Pourquoi souffles tu ? Oh, tu perds du sang, Vite ! Passe la porte, elle s'entrouvre, allez !» Presse une voix de plus en plus inaudible, perdue Dans un brouhaha, un amas de paroles qui passent dessus.
« Ce n'est pas moi, je... où cela mène t'il ? Oh !... »
Il attendait là... puis tout s'est accéléré... les eaux Ont remué sans qu'il n'ai eu à agir, vers la porte Il s'est infiltré, il sentit les écrins, de tel sorte Qu'il pu suivre le chemin, et ouvrir ses bras en faim Au souffle libre... sentant son âme mise à nue, il se mit A gémir. Un murmure vint le rassurer, des mains Le bercèrent, calmèrent sa douleur, mélangé à une joie, La joie de voir, de bondir, d'être enfin dans la vie, Celle d'un fleuve fait de rêves, jonchée de bien des émois...
Pascal Lamachère...

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Eloge du bonheur : Ajouté le 3/5/2008 à 08:27 AM

J’ai senti le parfum rose des bougainvilliers Parfum de paix, de réconciliation des hommes, Qui entrent dans l’ère pacifique par milliers, Recouvrant splendidement sang et épées de chaume !
J’ai survolé l’humanité poignardée, ensanglantée, Fleuve démoniaque, dévastateur de foyers, Fleuve de désespoir fuyant à pas lents l’amitié, Où se retrouvent hommes, femmes et enfants noyés.
J’ai oui le doux cri du joyeux colibri, Qui voyage dans les contrées de Belzébuth, Inspirant l’amour, l’amitié à ses petits ; Chant que les hommes à présent réfutent.
Je le suivrai volontiers dans mes pensées, Pour effacer tant de haine et de sang versés ; Je l’embellirai de douces et luisantes roses Qu’un nuage de paix et d’amour arrose !
Blacksoldier...

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